Vigilance au volant

Etre vigilant au volant est essentiel

Qu'est ce que la vigilance ?

C’est la capacité à répondre de façon adaptée à tout évènement. Elle est mesurée par le temps de réaction : durée entre l’instant où le signal frappe notre rétine et celui où nous faisons le geste nécessaire.

Le temps de réaction

- Il est en moyenne de 1 seconde chez un conducteur frais et dispos.
- Enchaînement et durée des diverses fonctions :
latence rétinienne : 20 ms
stimulation et orientation des yeux : 100 ms
transfert œil - cerveau : 40 ms
identification – décision : 500 ms
commande motrice : 400 ms
TEMPS MOYEN > ou = 1 seconde

- Toutefois, ce temps de réaction peut être inférieur à 1 seconde chez un coureur automobile (400 ms), chez un jeune conducteur.
Et à l’inverse, supérieur à 1 seconde chez un conducteur senior, après deux heures de conduite.

Qu'est ce qui peut altérer la vigilance ?

La quantité de sommeil

- un sommeil récupérateur a une durée d’environ 7 heures.
- la perte d’une à deux heures de sommeil par nuit durant 5 nuits équivaut grosso modo à une nuit blanche.

La qualité de sommeil

Le rythme du sommeil comprend 4 phases :
- 1 : endormissement
- 2 : sommeil profond (récupération physique)
- 3 : sommeil paradoxal (récupération psychique/période des rêves)
- 4 : réveil (poursuite des rêves).

En cas de réveil au cours de la phase de sommeil paradoxal (téléphone, sonnerie d’un réveil), le rythme du sommeil est fortement perturbé et la conséquence en est une forte baisse de la vigilance au cours de la journée suivante.

Le moment de la journée

Notre attention est soumise au cours de la journée à un rythme chronobiologique :

07h00 – 09h00  : maximum d’attention
13h00 – 14h00 : baisse significative
17h00 – 18h00 : remontée de l’attention
03h00 – 05h00 : minimum d’attention

Il y a donc des moments de la journée qu’il faut éviter lorsqu’on conduit.

La durée de la tâche de conduite

La durée de conduite supérieure à deux heures entraîne :
- une fatigue visuelle, car 90 % des informations sur la route passent par les yeux ;
- une diminution de la vigilance qui se traduit par un doublement du temps de réaction (2 secondes).

Les conditions de vie

les conditions de vie peuvent également altérer la vigilance, et notamment, les facteurs suivants ont une influence :

- la fatigue du moment,
- la digestion,
- la consommation d’alcool et de cannabis,
- la prise de certains médicaments,
- l’excès de chaleur dans l’habitacle,
- le téléphone « mains libres » ou non,
- la cigarette au volant,
- la recherche des fréquences radio,
- un insecte dans la voiture.

Quels sont les signes de fatigue ?

Ils sont nombreux. Il est important d’apprendre à les repérer :

- lenteur de la réaction,
- difficulté à maintenir une vitesse constante,
- erreurs de coordination,
- inattention à la signalisation,
- difficulté à maintenir la trajectoire du véhicule,
- bâillements à répétition,
- lourdeur des paupières,
- raideurs dans la nuque,
- picotements des yeux,
- démangeaisons sur tout le corps,
- augmentation des gestes dits « autocentrés » : se gratter la figure, se toucher le menton, se frotter le nez,
- périodes d’absence : épisodes de microsommeil . Une équipe médicale a en effet démontré que sur les 400 km parcourus entre Paris et Lyon, par l’autoroute A6, des conducteurs pouvaient dormir jusqu’à 6 minutes, par addition de micro-endormissements de quelques fractions de secondes.

Les effets cumulés conduite de nuit, dette de sommeil, perturbation du rythme éveil/sommeil, consommation alcool, drogues et/ou médicaments, long trajet sans pause, peuvent provoquer un endormissement au volant en moins d’une minute, c’est L’HYPOVIGILANCE

Les airbags constituent une protection supplémentaire contre les chocs frontaux et latéraux, mais seulement en appoint. Ils réduisent la gravité globale des accidents de la route d’environ 10 %, à condition d’être ceinturé.

Quels sont les conseils à suivre avant un long voyage ?

Avant le départ

- partir reposé, c’est-à-dire respecter le rythme veille/sommeil habituel, dormir correctement les nuits précédentes, et le jour du départ, se réveiller à l’heure habituelle.
- s’alimenter sainement, légèrement, en privilégiant les aliments protéinés (jambon, viande froide, œufs durs, fromage). Eviter toute sucrerie et les aliments riches en graisse.

Durant le trajet

- éviter de conduire plus de 6 à 8 heures par jour,
- faire des haltes régulières toutes les deux heures, à la fois pour reposer le cerveau, vider sa vessie, se détendre physiquement, boire un café ou un thé,
- boire de l’eau régulièrement,
- aérer régulièrement l’habitacle,
- parler avec les passagers pour se maintenir en éveil, tout en restant attentif à la route,
- s’arrêter dès les premiers signes de fatigue,
- si on est seul, dormir 15 à 20 minutes sur un parking ou sur une aire d’autoroute,
- si on est à plusieurs, passer le volant à un autre conducteur.

Et surtout, ne jamais surestimer sa forme.