Le téléphone au volant

Téléphone portable au volant

1/ Est il autorisé de téléphoner avec un téléphone portable en conduisant ?

- NON, la réglementation est très claire sur ce point : « L’usage du téléphone tenu en main par le conducteur d’un véhicule en circulation est interdit »- Article R.412-6-1 du Code de la route.
- En effet, l’obligation générale de rester maître de son véhicule s’applique en toutes circonstances. L’article R.412-6 du Code de la route précise que « tout conducteur doit se tenir constamment en état et en position d’exécuter commodément et sans délai toutes les manœuvres qui lui incombent ».

2/ Peut-on utiliser un kit main-libre pour téléphoner en conduisant ?

L’utilisation de ce dispositif ou du téléphone intégré n’est pas interdite par la réglementation, elle est donc tolérée, mais dangereuse (voir § 4 et 5).

3/ Quelles sont les sanctions ?

- amende forfaitaire de 35 € (22 € si elle est payée dans les 3 jours)
- en cas de poursuites pénales, l’amende peut atteindre un montant maximal de 150 €
- un retrait de 12 points du permis de conduire. Retrait de permis de conduire
- en cas d’accident, avec ou sans kit mains libres, la responsabilité du conducteur qui téléphonait peut être engagée si l’inattention est à l’origine de la perte de maîtrise du véhicule.

4/ Pourquoi est-il dangereux de téléphonuer en conduisant ?

- Avec le téléphone portable, une main est lâchée du volant, or les deux mains sont indispensables pour effectuer toutes les manoeuvres de conduite.
- Avec ou sans kit mains libres, le danger est le même. Une étude récente de l’Institut National de REcherche sur les Transports et leur Sécurité (I.N.R.E.T.S.) démontre
- que les personnes testées ne repèrent pas 7,4% des feux rouges, contre 1,1% lorsqu’elles sont attentives,
- que leur temps de réaction est multiplié par 2.

Téléphoner avec un kit mains libres est dangereux, car il donne une fausse impression de sécurité. De plus, la nature de la conversation a une influence plutôt aggravante.
En effet,
la conversation narrative : « Je termine mon travail et arriverai dans une heure » est moins dangereuse que :
la discussion de planification : mise en place d’un rendez-vous, elle-même moins dangereuse que :
le traitement d’une affaire entre un commercial et un client.

- Le kit mains libres ne résout rien car le conducteur qui téléphone se « transporte » par la pensée sur le lieu de son interlocuteur. Répondre même brièvement demande beaucoup plus d’attention qu’écouter la radio ou bavarder avec un passager.

En téléphonant, les facteurs d’accidents sont effectivement nombreux.

5/ Quels sont les facteurs d'accidents ?

Prise de ligne toute affaire cessante : une étude menée à l’université de Toronto (Canada) montre que le risque de collision est multiplié par 4 durant un appel téléphonique, et surtout, il est multiplié par 6 durant la première minute.

- Augmentation de la charge mentale du conducteur, qui se caractérise par :
- L’altération de l’attention,
- La modification du comportement au volant.
- Circulation très ralentie
- Changement de direction non signalé
- Non rabattement après dépassement
- Non respect des piétons sur les passages protégés
- Non respect de la signalisation et des feux rouges.

- Diminution du champ visuel périphérique
- Vision focalisée vers l’avant
- Pas de prise d’information dans le rétroviseur intérieur et les rétroviseurs extérieurs.

- Augmentation du temps de réaction, de l’ordre de 2 à 3 secondes, en fonction des individus.

- Manque de maîtrise du véhicule caractérisée notamment par le franchissement de la ligne médiane.

6/ Quelles sont les solutions ?

Elles existent :
Mettre son téléphone sur la messagerie lorsqu’on conduit son véhicule,
S’arrêter périodiquement sur un parking ou dans un endroit sûr quand on veut passer un appel,
Ne pas utiliser en cours de route les fonctions SMS, MMS, E-mail de leur téléphone mobile, qui ne font que détourner l’attention.

7/ les campagnes de la sécurité routière menées depuis quelques années

En 2000, « faites la pause portable »

En 2002, « téléphoner ou conduire, il faut choisir »

En 2005, « au volant, c’est la messagerie qui répond ».